THE ARTIST / L'ARTISTE
   

Muriel Ryckewaert, être singulier qui porte un regard unique sur le monde qui l’entoure. La force qui se dégage des œuvres de l’artiste peintre touche de plein fouet par sa spontanéité, son originalité, et sa technique.
« Les couleurs me parlent, les lignes apparaissent, le reste n’est qu’une succession d’émotions, de lumières, de battements de cœur guidés par une musique intérieure. Parfois il s’agit d’une véritable symphonie. »
La technique au service de la création
La peintre expérimente diverses techniques, frôle parfois l’impressionnisme, se joue du pointillisme dans un art contemporain qui lui est propre où des êtres imaginaires surgissent au détour d’un regard et disparaissent. Elle construit et déconstruit, afin d’obtenir cet équilibre de lignes et de couleurs.
« Dans ma réalité, rien n’est acquis, tout est suggéré, c’est à vous de voir! »
Et c’est à vous d’entendre sa musique intérieure car c’est bien la musique qui l’emmène et sa main suit le mouvement.
Du pinceau au couteau
Le choix de l’artiste se porte instinctivement sur l’huile plutôt que l’acrylique.
Ses premières œuvres, véritables festivals de couleur et de dégradés, verront le jour au pinceau, comme une approche de la couleur musicale et orgasmique. Les entrelacs puissants du pinceau et de l’huile la rassurent et donnent le ton.
Cette technique devient rapidement trop bruyante et obsédante à ses yeux, elle appréhende désormais la matière au couteau comme pour exorciser le beau et laisser place à l’émotion pure et au côté primitif.
« Je transforme tout ce que je touche. »
Un imaginaire fécond dès l’enfance
Gauchère et enfant unique née dans une famille d’artistes à Wormhout en Flandres françaises le 6 mai 1963, d’une mère pianiste concertiste et institutrice et d’un père ébéniste et menuisier. Sa mère lui montre le chemin de l’art et de la culture. Son père, artisan ingénieux, lui donne le goût de la matière.
Sa mère lui enseigne le piano dès l’âge de quatre ans. Elle remportera très jeune plusieurs 1er prix au concours Nérini à Paris. Elle se passionne pour la préhistoire, l’Égypte ancienne, la musique, la nature et les animaux et s’imprègne de cette culture à travers les livres et les musées. Enfant, elle passe son temps à dessiner, à créer délaissant parfois ce qui ne l’intéresse pas. Elle s’amuse à sculpter le bois dans l’atelier de son père. Elle transforme tout ce qu’elle touche.
Sa personnalité artistique est déjà définie.
L’art comme une évidence
D’une imagination débordante, elle utilise son temps libre à peindre. Sa chambre d’enfant est transformée en atelier où elle peint ses premiers tableaux. A quatorze ans elle quitte ses parents pour se consacrer à des études artistiques à Lille où elle réside encore aujourd’hui. Son besoin de liberté et de découverte sont enfin comblés.
Être peintre devient vital
L’année 1999 est une véritable renaissance. Après avoir élevé trois enfants, elle consacre enfin tout son temps à peindre. L’artiste multiplie les expositions et rencontre beaucoup de succès et de reconnaissance.
Elle revit : jour et nuit les mains dans l’huile, plus rien n’existe. L’abstraction devient pour elle le moyen de mettre des mots sur ses toiles, les couleurs s’emparent de sa vie. Elle y couche son histoire et ses émotions dans un rythme effréné, avec cette part de mystère qui lui est propre. Par plaisir et pour ses amis, elle réalisera aussi quelques portraits.
La peintre retrouve enfin ses quatorze ans, ses rêves. Aujourd’hui son clavier est devenu son couteau.
Aux commandes d’un bar rock
Depuis 2010 son mari et elle sont à la tête d’un bar rock à Lille qui porte le nom d’une de ses œuvres, qui elle-même porte le nom d’un titre de Deep Purple : Black Night. Les soirées s’enchaînent et le temps libre diminue, mais pas sa créativité. Chaque moment passé à l’atelier devient vital.
Et maintenant
En 2020, les contraintes de la crise sanitaire lui donnent une occasion rêvée de se replonger corps et âme dans l’œuvre de sa vie : sa peinture.
« Chaque toile est une page d’un livre où il n’est pas interdit de revenir en arrière, et chaque livre est différent. »






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